Remerciez chaque jour votre système immunitaire, car il vous protège en cas d’infection. Mais êtes-vous sûre(e) de tout faire pour le garder performant ?
Certains traits de votre mode de vie ou de votre santé peuvent engendrer une inflammation chronique, qui à son tour provoque le vieillissement précoce du système immunitaire et vous rend vulnérable.
Découvrez les principales causes du vieillissement immunitaire, ainsi que des conseils basés sur les dernières études scientifiques disponibles pour prévenir l’inflammation chronique.
Le lien entre inflammation et immunité
Ayant pour vocation de protéger l’organisme des infections, le système immunitaire déclenche une réponse inflammatoire à tout ce qu’il perçoit comme une intrusion, en mobilisant les globules blancs. Si la vocation première de cette réponse inflammatoire est de nous maintenir en bonne santé, elle peut aussi rester active de façon anormale et avoir des effets néfastes.
Des défenses immunitaires actives en permanence engendrent de l’inflammation chronique, qui va faire vieillir précocement le système immunitaire, abîmant les tissus et les organes. L’organisme est alors plus à risque de développer des pathologies chroniques comme le diabète, l’arthrose, les maladies cardiovasculaires, l’obésité, certains cancers ou encore les maladies neurodégénératives.
Et un système immunitaire qui vieillit avant l’heure n’est plus capable de vous protéger correctement contre une infection.
Pour être en bonne santé, l’enjeu n’est donc pas de suractiver, mais plutôt de soutenir son système immunitaire, en lui permettant d’être en veille et de s’activer uniquement lorsque cela est nécessaire. Voici quelques conseils scientifiquement éprouvés pour préserver sa santé métabolique, ainsi qu’un petit tour d’horizon des facteurs à l’origine de l’inflammation chronique.
Le stress chronique
Pour faciliter la tâche au système immunitaire, il est important de se préserver du stress chronique. Le stress est une réponse de l’organisme à des stimuli externes (physiques) ou internes (psychologiques), et mobilise les ressources de l’organisme pour faire face à une situation menaçante ponctuelle (1).
Si en revanche, cet état se poursuit, le stress devient chronique et enclenche un cercle vicieux : troubles du sommeil, fringales, alimentation déséquilibrée, épuisement… autant de facteurs qui activent l’inflammation, diminuent l’immunité et augmentent la vulnérabilité à des infections.
Pour y remédier, il est crucial de bénéficier d’une bonne hygiène de vie : dormir suffisamment, pratiquer une activité physique régulière, pratiquer des techniques de relaxation comme la cohérence cardiaque ou le self-havening et passer du temps dans la nature.
Une glycémie trop élevée
Autre facteur important à l’origine d’une inflammation latente : un taux de sucre sanguin élevé. Cette hyperglycémie dénature les protéines du corps par association avec du sucre, conduisant à des composés appelés produits de glycation avancée ou AGE. Plus le taux de sucre dans le sang est important, plus l’on produit d’AGE, qui sont à l’origine d’une perte de fonction des protéines de l’organisme. Par exemple, les protéines qui permettent le passage des précurseurs des neurotransmetteurs dans le cerveau, comme la tyrosine (précurseur de la dopamine), peuvent être déformées : dans ce cas, on risque de manquer de dopamine et souffrir de troubles de l’humeur.
Des études ont démontré que l’excès d’AGE entraîne de l’inflammation chronique donc un vieillissement immunitaire (3). Il est cependant possible de limiter le taux de glucose dans le sang, en privilégiant des aliments à faible charge glycémique, comme ceux du régime méditerranéen.
Une alimentation déséquilibrée
Voici quelques conseils, pour réduire les AGE et l’inflammation d’origine alimentaire et préserver son système immunitaire :
• Éviter les aliments ultra-transformés (pain blanc, glucides raffinés et sucrés, sodas, biscuits, plats préparés) ;
• Privilégier les cuissons à l’eau ou à la vapeur, en évitant au maximum les aliments frits ou cuits à haute température ;
• En accord avec un médecin, pratiquer un jeûne de 14 heures, par exemple en dînant à 19h30 et en attendant 9h30 le lendemain pour petit-déjeuner, afin de favoriser l’autophagie ;
• Faire le plein de vitamines et minéraux, en mangeant chaque jour plusieurs portions d’aliments d’origine végétale, comme les légumes crucifères, les légumineuses, les fruits, le soja, le curcuma ou encore le thé vert.
Les déficits nutritionnels ont été associés par plusieurs études à un risque accru de développer de l’inflammation chronique. En plus d’adopter de bonnes habitudes alimentaires, il peut donc être intéressant de se supplémenter en vitamines et minéraux (2).
Un microbiote appauvri
Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Harvard a démontré que cinq jours d’une alimentation pauvre en fibres et riche en aliments d’origine animale suffisait à appauvrir le microbiome et à augmenter l’inflammation (donc le vieillissement immunitaire). En revanche, plus l’on varie les sources de fibres, plus la flore intestinale est riche et à même de se défendre.
Pour favoriser l’équilibre du microbiote, il est possible de se supplémenter avec des probiotiques comme Probiotiques de Nutrissime. Riche en lactobacilles et bifidobactéries, ce complément alimentaire permet de réguler l’inflammation de la flore intestinale, tout en soutenant les défenses immunitaires.
Pour en savoir plus sur les aliments à privilégier pour prendre soin de votre microbiote, découvrez notre article sur les liens entre microbiote et immunité, ainsi que le best-seller du journaliste scientifique Thierry Souccar, Arrêtons de saboter notre immunité.
Références :
(1) Contrada, R. J., & Baum, A. (Eds.), The handbook of stress science: Biology, psychology, and health, Springer Publishing Company, 2011.
(2) Church et al: Reduction of C-reactive protein levels through use of a multivitamin. Am J Med 2003.